plan du site

  • carnets
    • — fragments et bouts d'écrits
      • — du rabâchage
        Les gens n’aiment pas le rabâchage, voilà la vérité..
      • — l'ananké de la sieste
        C'est l'ananké de la sieste me disait mon père en souriant, qui conduit les meilleurs d'entre nous au suicide. J'ai compris ça très tôt.
        J'étais abasourdi..
      • — la boule du temps
        Peut-être avez vous remarqué, d'habitude, dans la vie dans la vie dans la vie on est gêné, quelque soit notre conformation, frêle ou solide, par une sorte de dépôt du temps qui forme très vite une concrétion qui résiste à nos larmes. Ce résidu indissoluble ne veut pas fondre : c'est comme une boule, ce temps qui ne passe pas et qui s'arrête au milieu de la gorge : il y en a pour des années, on a le souffle coupé, le nez qui coule et des palpitations. Une boule de temps aussi épaisse, ça coince, forcément, ça étouffe et ça dure longtemps, pas moyen de s’en débarrasser. Pour ma part, il y a longtemps que la boule gonfle et gonfle encore ; c'est l'asthme de mes souv’nirs cimentés ; j'étouffe. Dans ces moments-là, je sens bien que l'oubli n'est plus possible : quelque chose s'est arrêté. Je comprends alors que le tuyau de mon orgueil, où s’évacuaient jadis les abcès de ma mémoire, s’est bouché. ..
    • — naissance de quelques personnages
      • — Fran Garigol et Varikino
        Fran Garigol était arrivée en Russie il y a très longtemps ; elle y était restée, tombée sous le charme de Varikino, à l'Ouest du pays..
      • — le préfet pendu
        La place de l'Eglise a changé de nom, on l'appelle depuis peu : place du Préfet pendu. Voici pourquoi :
        un enfant se trompait de chapeau à chaque promenade dans le village..
      • — le père Volcano, cycliste
        Avez-vous vu le père Volcano, debout sur la pédale de son vélo ?  maître grand maître de l'allure danseuse du Héros, à droite sur sa bicyclette debout debout jambe droite sur pédale gauche et vélo désaxé      contrepenché      avez-vous vu le père Volcano ?..
    • — croquis, silhouettes (dixit)
    • — dessins et autres...
      • — naturalismes
      • — pointes II
      • — pointes I
    • — notations et relevés
      • — ce qu'on
        quand on voit
        ce qu'on




        voit



        quand on voit
        ce que voit
        ce qu'on



        voit




        on voit
        ce qu'on




        voit



        mais on sait plus quand
      • — notes (et une proposition) à propos de TO SASHAY
        pour Leigh Sauerwein

        Nous sommes très amateurs à la maison d’une série américaine, TREME, musicale et politique, qui relate la dévastation de la Nouvelle Orléans par 1-l’ouragan Katrina qui a submergé la ville en août 2005 et 2-l’incurie malveillante des politiques depuis lors. Le point 2 étant de loin le plus ravageur. ..
      • — Mané Thécel Pharès, une terrifiante prophétie proustienne.
        La première des ‘Quatre conférences’ de Claude Simon (que viennent de faire paraître les Editions de Minuit) est intitulée : ‘Le poisson cathédrale’ et traite de manière sèche et abrupte de la place nouvelle prise par ‘la description’ dans la fiction contemporaine. Le texte s’appuie notamment sur un passage de La recherche du temps perdu, somptueuse description où ’un vaste poisson’ servi au Grand Hôtel de Balbec permet à Proust d’imposer la métaphore d’‘une polychrome cathédrale de la mer.' Simon tient pour central dans la Recherche ce long chapitre intitulé ‘Nom de pays, le nom’ où s’établit comme ‘le système’ des Jeunes filles en fleurs : ..
    • — bribes dialoguées
      • — pliés
        La vie entre les mailles
        entre les gouttes
        entre les gouttes, si vous voulez. Comment qu’on est sous l’orage, comment est mort Bartok dans la misère ?
        Imaginez le monde comme un orage, comme un gros orage qui ne s’arrête jamais...
      • — le théologien et le perroquet
        L’abbé Deshormières, vedette de l’évêché, est lancé dans une importante conférence épiscopale à propos de l’Immaculée Conception. Le sujet est difficile ; à l’appui de sa démonstration, il exhibe un perroquet multicolore. ..
      • — la dentelle est une paresse réussie
        Retiré en Suisse à la fin de sa vie, Rousseau fait de la dentelle..
    • — ce que me dit la bouche de vérité
      • — CE QUE ME DIT LA BOUCHE DE VERITE
  • trouvailles
    • — curiosités littéraires
      • — carnet inédit (92x148mm, type comptabilité) où Queneau entreprend un dictionnaire grec-français
      • — Jean Trubert, 'pataphysicien (et boxeur) [documents inédits]
      • — Carnet inédit (85x138mm, petits carreaux) où Queneau entreprend un lexique basque-français
        .
    • — raretés
      • — le frère de Lacenaire, de Léo Malet. Edition de la main à plumes (surréalistes restés à Paris !) 1943
    • — à propos de Nelson Algren
      • — en route pour Saïgon
        Voici une petite photographie (9x6 cms) inédite de Nelson Algren pendant son voyage de 1968 vers Saîgon..
      • — carte postale du 19 juillet 1960 à Joan Kerckhoff (inédit)
        Cette carte porte l'adresse de Simone de Beauvoir, où habite Nelson Algren pendant son séjour en France..
      • — le terrible petit bouffeur de chatte (dessin inédit)
        Cet amusant dessin de Nelson Algren (12,5x7,5 cms, pastels et encre, sur bristol) n'est malheureusement pas daté..
  • chantiers
    • — chantier Queneau
      • — séries queniennes. 2. La boxe.
        Je suis venu à Quenotard
        M’y suis rendu quand, voulant guérir seul mes empêchements de jeune homme j’élaborais des listes de toutes sortes..
      • — séries queniennes. 1 . Le Q.
        J’ai toutes les tendresses littéraires du monde pour Queneau mais mon plus sûr penchant sentimental est pour ses personnages d’époque..
      • — quel quenouillard je fais
        Fils unique pareil, pareil petit commerce d'enfance boutiquière, asthmatique comme lui, abagnolé et amateur d'itinéraires (courir les rues, écrire avec ses pieds) : voilà pour Queneau et moi, essai ..
    • — quourrier
      • — lettres réelles (et postales) à certains personnages des romans de Raymond Queneau.
        grrrr
    • — l’ombre d’un doute
    • — abécédaire du rire II
    • — moi c'est pareil
  • balades
    • — méditations de Marx Dormoy
      • — Méditation XI du 18 novembre 2017
        Je sors de La maison des morts, opéra funèbre (Janacek et Chéreau, dans une mise en scène grise et dense de la misère des camps) récit de mort très bien tenu et prenant. Trouble et mélancolie après ça. Puis, trajet nocturne dans Paris, de la Bastille jusqu’au nord de la ville, brin de conversation avec un jeune père de famille : ‘prenez vos enfants, offrez leur l’opera, je viens d’y voir quelque chose de très beau, c’est fait pour eux…’’Oui, c’est vrai, on n’y pense jamais, mais c’est vrai, c’est fait pour eux…’ Beau temps frisquet, rêverie automobile et tranquillité. Je dine au restaurant Mc Donald de Marx Dormoy qui m’est familier, d’un menu ‘grand veggie’ à 7€10. Je suis installé dans la salle du haut et je relis le programme de ma soirée, qui retrace la vie de Janacek agrémentée de quelques considérations faciles de Milan Kundera. Le tout : fast food...
      • — méditation X, du 10 novembre 2017
        Au coin de la rue de Torcy et de la rue de l'Olive, je m'attable en terrasse au Café du Commerce, frisquet, emmitouflé, café serré, après quelques courses, fleurs et fruits, avant le déjeuner chez Martine. A côté, deux hommes discutent ; je comprends qu'ils avaient rendez-vous, mais qu'ils ne se connaissent pas. Le plus âgé écoute l'autre, qui lui rend vingt ans à peu près ; belles voix graves, ton calme, mais enjoué. Le plus jeune présente un livre, qu'il vient d'écrire et d'éditer : une Flore de Kabylie, que l'ainé reçoit avec des hochements de tête répétés, et de multiples remerciements. Puis, ils en viennent aux noms vulgaires des plantes, et la conversation se parsème de noms kabyles, et de sourires ; ils s'emballent et sont heureux ; ils parlent cuisine et recettes et ces herbes dans la soupe, ces graines dans le ragoût, mais je ne comprends pas précisément de quoi il retourne. Le plus jeune revient sur la botanique, quand l'autre insiste sur ses souvenirs culinaires. Ils n'ont pas changé de ton, discrétion, voix de basse, vague chantonnement ; je suis tout près, je les écoute sans en avoir l'air et note deux trois détails sur un coin de mon journal. Puis le botaniste évoque ses projets d'édition : une Kabylie à Paris...Ça existe déjà, mais c'est trop superficiel, conseille l'ancien, c'est beaucoup, beaucoup de travail. Il explique alors qu'il faudrait partir des bistrots kabyles de Paris, et remonter, famille par famille, village par village pour tracer le chemin d'exil de chaque village, qui aboutissait à chaque bistrot, chacun le sien, où les arrivants étaient accueillis, et pris en charge, et trouvaient du travail. Sans compter la politique...Il donne des exemples, ses souvenirs semblent très précis...mais ces cafés sont fermés maintenant, faudrait chercher les familles, et c'est beaucoup, beaucoup de travail...Je songe que les bistrots des parents, derrière la gare de l'Est, et à Aubervilliers, ont été 'repris' par des patrons kabyles, et je les laisse à leurs projets de livre ; je file.....
      • — courte méditation dialoguée IX du 16 avril 2016
        Devant le 22 rue Boucry, pas loin de la rue de l'Évangile, on a vidé une cave et quelques malheureuses bricoles poussiéreuses traînent sur le trottoir..
    • — promenade acrostiche de Claire
      • — promenade acrostiche de Claire
        J'ai inventé la promenade acrostiche.
        Il y faut une ville à rues, et des rues à noms ; la promenade dans la rue RUE, par exemple, démarre dans une rue dont le nom commence par la lettre R, se poursuit dans une rue en U et finit en E. On passe ainsi de la rue Rimbaud à la rue de l'Unijambiste, puis à celle des Echoppes obscures, par exemple (danl meilleur des cas)..
    • — écrire avec ses pieds
      • — rue amélie
        désoeuvré quand j’apprends que le musée primitif où je voulais me rendre est fermé (le lundonc, 12 juillet 2012) obligé à l’errance emmerdifiée dans un quartier de Paris impossible-me-demandez-pas-pourquoi, sous la tour eiffel ..
      • — enseignements des coiffeurs

        Koffi signale ( 4 décembre 2001 )
        un salon Volt'hair (40 bd Voltaire )
        coup d'coiff ( 8, av. Philippe Auguste )
        et aussi antiqui-thé.
        pourquoi les coiffeurs
        plaisantent-ils plus que les autres ? ..
      • — vieux Paris
        (11 décembre 2006 ; 11heures 30 et en plus, il pleut)
        Je prends par la rue Poliveau, sur le trottoir de droite ; la rue est déserte ; il crachine ; je file..
    • — le monde est un vélo